Cette semaine, la question posée est sensible et très concrète : à partir de quand faut-il continuer à essayer, et à partir de quand faut-il arrêter de réparer une relation qui fait souffrir ?
Ne pas confondre persévérance et acharnement
Pour la coach, il existe une limite à ne pas perdre de vue. Elle le résume ainsi :
"Il y a un moment où il faut arrêter de confondre persévérance et acharnement."
Autrement dit, faire des efforts pour sauver une relation peut être sain, à condition que ces efforts aient encore du sens et qu'ils ne se transforment pas en lutte permanente au détriment de soi.
Clémentine Mermet-Maréchal propose d'ailleurs une question simple, mais essentielle :
"Est-ce que nous sommes en train de réparer notre couple… ou est-ce que je suis simplement en train de me réparer pour survivre dans mon couple ?"
Cette distinction change tout. Dans un cas, les deux partenaires avancent. Dans l'autre, l'un des deux tente surtout de tenir malgré la douleur.
Quand la réparation devient dangereuse
Selon la coach, certains signes doivent alerter. Réparer devient problématique lorsque l'on passe son temps à expliquer l'inexplicable, à excuser l'inexcusable ou à attendre une version future de l'autre, alors que, dans le présent, la relation fait souffrir.
Elle met aussi en garde contre une autre confusion fréquente : celle entre le couple réel et le couple imaginé.
"Quand vous ne cherchez plus à sauver votre couple, mais que vous cherchez simplement à sauver les souvenirs du couple que vous aviez imaginé. Là, il faut prendre des décisions."
Dans ces moments-là, il ne s'agit plus seulement de préserver une histoire, mais de regarder lucidement ce qu'elle est devenue aujourd'hui.
La question qui aide à faire le point
Pour prendre du recul, Clémentine Mermet-Maréchal partage une question qu'elle juge particulièrement utile :
"Si je rencontrais cette personne aujourd'hui, avec exactement la relation que nous avons aujourd'hui — sans les souvenirs, sans les années passées, sans les promesses — est-ce que je choisirais encore cette relation ?"
Cette interrogation permet de sortir du poids du passé pour se concentrer sur la réalité présente. Elle n'apporte pas forcément une réponse immédiate, mais elle peut aider à clarifier ce qui est encore vivant dans le lien… ou ce qui ne l'est plus.
Et parfois, rappelle la coach,
"le plus grand acte d'amour envers soi-même, c'est d'accepter de fermer définitivement le livre d'une histoire, aussi significative soit-elle."
Une réflexion à entendre sans culpabilité, avec honnêteté, et avec cette idée simple : réparer un couple ne devrait jamais signifier se perdre soi-même.
Cette rubrique est aussi à retrouver en podcast.
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